Mohammed Abdelwahab - محمد عبد الوهاب
Le début du 20ème siècle a connu une épopée bien distincte de jeunes talents en essor. De grands noms, d’illustres artistes, virent le jour à cette époque, d’ailleurs seuls nos aïeux témoignent de leur grandeur. « Asmahan », « Oum Kalthoum » et d’autres encore étaient tous les piliers de la musique arabe mais surtout classique. Pourtant ils ont un point commun et il porte un nom, c’est bien évidemment « Mohammed Abdelwahab » qui a su faire renaître le meilleur de ces artistes de l’époque.
1991 était une année des plus terribles, elle a vu s’éteindre une lumière étincelante au milieu des renégats de la musique arabe classique, plus exactement au 3 Mai, le monde arabe s’effondra sous la perte de Mohammed Abdelwahab. Un cortège des plus importants marcha aux côtés du défunt afin d’honorer son vécu et se rappelant de ses œuvres. Ces ruelles où ils passent se souviennent encore des premiers cris du petit Mohammed en 1907. Il était né au Caire et y est décédé. Ce pur égyptien est issu d’une famille modeste dont le père est muezzin, il l’initia dès son plus jeune âge à la lecture coranique avec un fervent espoir de voir sa perle devenir imam. Pourtant l’espoir du père et celui du fils ne concordaient point. Dès que Mohammed atteint l’adolescence, il se trouva une passion secrète pour le théâtre chanté, il s’y investit en secret avec sa sœur en reprenant les chansons de Salma Higazi. Il partit loin ensuite fuyant la rage de son père qui ne dura point beaucoup. Tout de suite, il s’inscrivit dans un club musique où il fut la rencontre de Mohammed El Kasabji et cet instrument qui devint son slogan, l’Oud. C’est ainsi qu’une star était née !
Ses débuts n’étaient pas très fortifiants, il avait commencé par des reprises de son idole Salma Higazi. Ensuite, il s’essaya à introduire de nouveaux instruments occidentaux ou même des extraits des compositions de Beethoven ou même Bizet. Mais ce n’est qu’au début des années 30 qu’il se glorifia avec un style propre à lui. Et c’était au monde de se réjouir de la magnificence de ses chansons dont « Ya msafer wahdak », « Al-nahr Alkhalid », « Cléopatre », « Min ghir lih », « Enta ezzaman »…Etc. Il fut connu pour être acteur, chanteur et compositeur par excellence. Il joua dans plusieurs films où il imposa le duo chanté comme d’ailleurs dans « La rose blanche ». Il a composé à peu près 8 chansons pour la glorieuse Oum Kalthoum, mais aussi des hymnes pour certains pays comme d’ailleurs la Lybie ou encore Emirats Arabes Unis.
Il est bien triste de voir s’en aller une créature magnifique qui a donné au monde plus qu’elle n’en a pris. Sa voix exaltante, son esprit fin et son charisme emportant resteront à jamais gravés dans la mémoire de petits et grands. Mohammed Abdelwahab est une légende pure qui vit encore à travers les esprits amoureux de la musique classique arabe.
écouter Abdelwaheb, dans les moments de joie ou de tristesse,tout dépendra de l'age pendant lequel vous avez éduquez votre l'ouï à entendre ses merveilles,......il vient d'une autre dimension....rares sur terre ceux qui l'apprécient....sa voix de ténor....a pénètre les profondeurs l'âme..z.Mohamed
ce sacre monstre se la chanson arabe est immortel............