Darga
Ils se font appelés les « Wlad cha3b sound system », les amis du « derb », les bohèmes de la scène marocaine et internationale avec leurs accords, raccords et jeux des notes qu’ils choisissent avec finesse. Ils ont un style nouveau et propre adressé à une génération urbaine qui marche et qui se démène et qui respire à travers leur musique, cette bouffée d’air, de mélodie et de liberté. A une ouïe fine, DARGA, ce cactus qui résiste à tout, offre bonheur et malheur.
Ce groupe, purement casaoui, a vu jour en 2001 avec l’association de dix talentueux membres déterminés à envahir la scène marocaine contemporaine, chose qu’ils furent après pas mal de temps après la sortie de leurs deux albums. Leur son unique vient de leur mélange non pas rock ni même reggae mais de plusieurs autres rythmes magiques que le monde de la musique a pu engendrer durant ces siècles engloutis. Ils ont alors inventé un nouveau mélange de Pop, Reggae, Punk, Rock, Jazz et autres tout en gardant cette finesse de leur marocanité. Ils ont utilisé l’authentique Gnaoui avant d’entamer le groove « DARGAoui ». Ils chantent en arabe dialectal, soutenu, français et anglais afin d’approcher toutes les catégories du peuple et de se faire entendre par tous les moyens possibles.
Avec Nizar Najmi à la basse, Badr Belhachemi au chant, Azedine Berhilia au clavier, Hassan Krifa aux percussions aux côtés de Wadiî Aboulyatim, Karim Soussan au saxophone, Adil Hanine à la batterie, Oubiz et Nabil Sakhra aux chanteurs, la troupe est bien complète et se voit dans ses meilleurs jours, bien éclatante et énergétique. Ils ont sorti durant leur courte carrière deux albums, le premier en 2004 et le deuxième en 2008, mais c’est au second que revient l’honneur de propulser le nom « DARGA » aux devants des scènes.
« Hal El Bouhali » était leur premier tube mais c’est « Tchoumira » qui les a rendu célèbre, ensuite c’était le tour de « Stop Baraka » et à l’album du même nom. Cet album regorge de morales et de bonnes volontés, le groupe souhaite un meilleur Maroc pour la meilleure des générations. Ils ont rendu hommage à « AbdelKrim El Khattabi », refusé la « Tchoumira » mais surtout ils ont dit haut et fort « Stop Baraka », stop à la corruption, stop au chômage, stop au mal fonctionnement du gouvernement, stop à la pauvreté, à la dégradation du passé, à beaucoup d’autres choses, on retrouve aussi leur bonne humeur dans Résis’dance et leur patriotisme dans « Ifriqia ».
Il est vrai que leur registre est bien trop rétréci mais ils sont très prisés dans pas mal de festivals nationaux ou internationaux. Ils ont ravagé la scène et l’ont enflammé. Ils ont chanté, dansé et fait bouger plusieurs fanatiques en fureur. DARGA est probablement la nouvelle référence rock-fusion de la scène marocaine.
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