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Zina Daoudia  

Zina Daoudia - زينة الداودية


Pays   : Maroc


Il était une fois Daoudia, une jeune fille à doubles facettes. Un jour, on l'appelait Cheba zina, un autre on la nommait Zina daoudia. Elle était discrète, mystérieuse et préférait se loger au royaume de son cœur, l'unique endroit où elle se sentait en sécurité, celui de la musique de sa vie.

Elle est née de la réunion magnifique d'un couple parfait vers la fin des années 70 à Casablanca, une grande ville où on pouvait être qui on veut au moment où on veut. Ils l'ont baptisée Hind, Hind Lhanouni. Cœur de joie, elle a passé une jeunesse des plus tendres dans les bras d'une mère attentionnée et un père bienveillant. Ils lui ont tout appris, appris à croire en elle-même, à être confiante, courageuse, fougueuse, ils lui ont appris aussi à aimer ce qu'elle fait, sa vocation, son but de vie. Dans la peau d'une chanteuse professionnelle, elle avait déployé ses ailes et a appris à voler jusqu'à toucher le ciel. C'était sa chance qu'elle avait saisi, c'était le changement radical dans sa vie. Elle était sortie de l'ombre vers la lumière du bonheur, dansant sur la musique encore résonnante dans les oreilles de petits et grands. Elle avait pris un risque, un seul et unique ! Et la voilà flamboyante au chemin de la gloire grâce à des reprises de l'ancien répertoire chaabi marocain. Plus tard, elle s'est découverte des talents énormes en la matière du Raï sans pour autant laisser le Chaâbi sans suite, d'ailleurs le succès se faufilait rapidement puisque tout simplement elle avait charmé un public d'anges dans un ciel étoilé. Elle avait pris plusieurs différents noms de scène durant son parcours.

Sa quête vers le samsara de la vie n'était pas bien déserte des quelques petites épines qu'elle n'hésitait pas à piétiner sans en avoir peur. Elle avait osé chanter " l3alwa " l'une des plus anciennes, les plus mythiques, les plus profondes et touchantes musiques chaâbi du patrimoine marocain, elle a pu mettre un public en transe avec une voix exceptionnelle, elle s'en suivit de " Visa olpasseport " qui n'en est pas moins difficile avec sa façon subtile de mettre sa touche personnelle en chaque choses qu'elle entreprenait, du même que " Bye bye a Mon Amour " reprise du même artiste. Elle chanta l'amour avec " Nmout 3lik " en appelant " A lwlid " qui pouvait bien être lui " wal Hergaoui " se plaignant dans " Ma b9ach isewel fiya " se demandant si c'est juste à cause d'elle " Wach ghir ana " ou peut être que c'est à cause de l'autre " ach men ti9a fik " et pourtant elle espérait une bien meilleure vie, sans pour autant en arriver là " 3morna ntfar9ou " espérant qu'une dernière option de salut " Wahya elf9ih ".

Fin de l'histoire, on ne veut pas d'une fin. On souhaite longue vie et gloire à Daoudia toujours munie de son violon à la " Stati attitude " faisant vibrer des cœurs fragiles !



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