Samira Said - سميرة سعيد
Bien qu’on puisse être bien musclé ou avec un irrésistible corps aux moindres recoins bien tracés, ou même une magnifique voix attrayante et bien pénétrante, mais jamais on sera à la hauteur de cette splendeur divine que peut être la fameuse et non moins magique Samira Said.
Son nom figure parmi la longue liste qu’avait fait découvrir la célèbre émission télévisée des années 70 « Mawahib » qui passait à la RTM à l’époque non lointaine de notre génération. De son vrai nom Samira Ben Said, elle eut sa première apparition lors de ce programme 8 années après sa naissance le 10 Janvier 1959 à Rabat. Tout le monde était resté sidéré devant son talent immense même le grand et éternel AbdelHalim Hafez en personne a déclaré que cette fillette avait un talent sans précédent qui la rendrait une bien meilleure chanteuse qu’il ne l’était. Elle se fit un nom dans son pays d’origine par ses quelques succès « Bita9at 7ob », « wa3di », « sidi oula bihiri », « fayetli sheftak », « kifesh fata7t galbi », du pur bonheur marocain ! Avant de décider de partir à l’âge de 14 ans en Egypte où elle fit la rencontre de grands noms de la scène musicale égyptienne dont Mohammed Abdelwahab, Baligh Hamdi, Mohamed El Mougi, Sayed Mekaoui ainsi que Faïza Ahmad et son mari Mohamed Soltan. Ainsi le règne de la diva marocaine était lancé !
Elle commença par chanter deux des créations de Mohamed Soltan « El 7ob elli Ana 3aycheh » et « Eddounia Kedah » qui n’eurent pas le succès tant attendu. Mais cela ne l’empêcha guère de continuer en son rêve et essayer d’atteindre la renommée mondiale. Mais ce n’est qu’avec la collaboration avec Baligh Hamdi que fut propulsée dans les hautes scènes. Leurs premières œuvres notamment « Ben lif », « sayidati sadati », « malich 3enwan », « akher hawa » n’étaient qu’une sorte d’échauffement pour cette majestueuse voix, mais le tube qui fit la différence n’était rien d’autres que « 3allemnah el Hob » sorti en 1983. Ensuite c’était le tour de « ketr al kalam », « asmar malak » et « malak moch zay 3awaydak ». En 1986, c’était la bombe lancée, l'album « Al Ghani baad youmine », comportant deux chansons la première portant le même nom et la deuxième « Moch hatnazel 3annak abadan », est considéré comme l'un des plus grands succès des années quatre-vingt. Mais ce n’est qu’aux années 90 qu’elle s’affirma encore plus marquant son territoire en Egypte et partout au monde avec « a'al bal » (1998), « Rouhi » (1999), « Laila habibi » (2001), « Youm Wara Youm avec Cheb Mami » (2002), « Awweeni Beek » (2005) et son tout dernier né « Ayam Hayati » (juillet 2008).
Ses succès accumulés lui ont valu pas mal de titres et de prix reçus comme d’ailleurs le fameux Music Awards du côté du Moyen-Orient, mais aussi confirmant qu’elle est la meilleure chanteuse du monde arabe.


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