Latifa Raafat - لطيفة رأفت
Les droits de la femme sont respectés aujourd’hui partout au monde, même dans notre Maroc, mais ce qu’il faut souligner c’est que la femme avait en main son égalité avec l’homme bien des siècles auparavant dans plusieurs domaines. D’ailleurs concernant le domaine de la musique, Latifa Raafat démontre l’idéal marocain mais féminin de la réussite prolifique mais aussi de la chanson marocaine de son état le plus pur.
Elle est belle, élégante, toujours aussi charmante que son premier passage à la télévision, elle a aussi une voix admirablement douce et forte, garnie de tonalités diverses qui lui a offert sa renommée depuis les années 80. Latifa Raafat n’a pris aucune ride depuis le temps et ne s’est pas non plus rouillée. Sa personne et son charisme ne laissent point indifférent, elle est certainement la référence de milliers de ménagères partout au Maroc et probablement autre part.
Cette grande dame, si gracieuse et si douce, a su rester authentique, originale et fidèle à la chanson marocaine, l’idée de se faire un nom ailleurs qu’au Maroc ne lui a jamais frôlé l’esprit, pourtant à son époque, les artistes n’hésitaient pas à s’aventurer au Liban ou en Egypte, cherchant gloire et succès. Mais elle a su bien combiner ses atouts pour se faire un nom rien que dans son Maroc sans parler des autres pays qui se l’arrachent pour une représentation annuelle dans l’un de leurs festivals.
Elle a sans doute marqué toute une génération avec son sublimissime « Khouyi Khouyi », mais aussi « Meghiara », cette crise de jalousie qu’elle chante avec ferveur et plein d’entrains, est encore reprise que ça soit par des artistes confirmés ou des amateurs de chant sauf qu’ils ne dépasseraient jamais la prestation unique d’une artiste d’exception. « Ana f3arek ya yemma » confirme le talent immense et le don que Dieu lui avait offert pour montrer une Latifa Raafat splendide qui ne perd rien de son authenticité ni même de son charme irrésistible. On la retrouve aussi dans « Dounia ya dounia », « Twade3 lilah ». Son registre compte aussi plusieurs reprises comme d’ailleurs la fameuse « Ach dani », « 3lach ya ghzali ». Elle a eu plusieurs collaborations durant son parcours professionnel, le plus marquant était celui en compagnie de Mohamed Lamine dans « Twahechtek bezaf ».
Toute la magie de la création divine se réincarne en elle. Une fée issue des vieux contes enjouent petits et grands. C’est tout un métabolisme d’un autre genre. Une signature des plus énouées, des plus merveilleuses, des plus fantasmagoriques, des plus indescriptibles et inimaginables qui prend forme en Latifa Raafat. Chaque année, de plus en plus de fanatiques qui lui sont dévoués, se déclarent fidèles et assistent à ses moindres petites prestations.
Elle mérite indéniablement toutes les éloges.

J'âme boucaeup latifa