El Haj Abdelmoughit - الحاج عبد المغيث
Le chaabi marocain n’a aucun goût sans lui, les soirées, petites ou grandes, qui passent à la télévision ne seront plus les mêmes. Il fait partie de ces éléments décisifs que sans lui rien ne fonctionne. Il a ce charisme sur scène qui ne laisse pas indifférent poussant des milliers de personnes assistant à sa prestation à danser les menant à en une sorte de transe dont il est le maestro, domptant ainsi des esprits jusqu’à lors incontrôlables.
Il tient son don chaabi de ses origines cherkaouis, il a ainsi le rythme dans le sang. Versatile, il ne peut s’approprier un seul genre. De l’Aïta au style gnawi, il n’a rien laissé au hasard. Ce génie de première porte le nom d’Abdel Moughit mais il est plus connu sur scène par Haj Abdel Moughit ou Haj Moughit tout court. Il est né en 1965 à Casablanca au milieu d’une famille bien modeste qui l’obligeait à penser à ses études bien avant toute vocation de chant même s’il avait eu des antécédents bien réussis. Il avait commencé par se produire dans des mariages dès ses 13 ans pour se déclarer être un artiste à part entière en parallèle à ses études. Il décrocha quelques temps plus tard un diplôme qui lui permit d’intégrer le monde des banques. Il travailla durement mais la scène était invraisemblablement sa vie, sa sensation, son unique monde de créativité où il se sentait donner le meilleur de lui-même. Mais ce n’est qu’en 1992, qu’il se décida de laisser les banques pour un boulot beaucoup plus flexible à la Lydec mais avec ses concerts à l’étranger, un deuxième boulot ne lui convenait plus. Ainsi dès cette époque, il était devenu l’artiste tout simplement et déjà le meilleur.
Sa célébrité la tient bien évidemment grâce à sa voix et ses compositions majestueuses, ses reprises ne manquent pas aussi de charme mais son secret le plus marquant est sa façon de danser et de créer cette ambiance unique sur scène avec ce mouvement légendaire de pieds que probablement plus de la moitié de la population marocaine répète courageusement en espérant de dépasser la performance du maître. Ils répètent aussi sans doute le moindre de ses morceaux tels « loumima » destinée à toutes les mamans marocaines, « ktabt lik brya » est une pure déclaration d’Amour et d’autres encore. « Ana wana » une belle reprise au quelle il y a ajouté sa touche perso comme d’ailleurs « khalini nebki khalini nechki », sa version modernisée de l’éternelle « 3alwa », « Haili aili… Mal hbibi mlaou 3Liya » qui est sans nul doute un classique de l’Aïta El Marsaouiya.
Il était l’invité d’honneur de « Comédia show » sur la RTM, il a présenté une personne aimable, douce, modeste et bien franche envers son public. Il n’a pas eu une seconde de honte de se dévoiler à son public. Sa musique lui ressemble considérablement. Il mérite donc toutes les éloges !

tubarklah alik allah yahjbak
salut haj moughit kanmot a3la aghani chaabia wkhassatan la votre tbarkalah alik
wallah rak haj ou ahssen men alhoujaj allah ehafdak ya la3ziz a3lina wi khalik lina
ach radi ngolik asi lhaj rak haj z3ma sir rni lik chi arani dinya machi chtih ordih baz 3lik alhaj